Dans son mot du maire du 9 septembre, Jean Martel a fait part de ses inquiétudes concernant la desserte du transport collectif à Boucherville et il a milité pour que le Fonds vert soit utilisé pour financer ce service important pour la collectivité.

Dans le cadre des élections provinciales, le maire de Boucherville a déjà fait part des dossiers qu’il entend soumettre à tous les candidats. Sa principale priorité demeure le transport collectif, car il craint que les difficultés financières du réseau entraînent des réductions de services. «Le financement, c’est un gros enjeu, entre autres à Boucherville», a affirmé le maire.

«Il y a une pression énorme, surtout avec les travaux dans le pont-tunnel qui vont prendre fin. Il y avait des subventions qui étaient versées pour créer des nouvelles lignes, des nouveaux circuits d’autobus et en bonifier certains. Avec la fin des travaux, ça fait en sorte que ces subventions ne seront plus là, et il y a des services d’autobus qui vont être coupés; il y en a qui étaient bonifiés qui ne le seront plus», a-t-il déploré.

«À la défense de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), il va y avoir une certaine mutualisation entre exo – qui est le transporteur pour Varennes, Sainte-Julie, etc. – pour bonifier certaines lignes en mettant en commun les ressources du Réseau de transport de l’agglomération de Longueuil (RTL) et de exo, mais ça sera pas en soi suffisant. Ce qu’on veut faire comprendre à la population, c’est éventuellement qu’on va peut-être devoir couper les autobus qui sont quand même assez pleins, faute de moyens», a-t-il prévenu.

Une solution serait là

«Pourtant, on n’a pas besoin de créer une nouvelle taxe : il y a le Fonds vert qui existe déjà. Le Fonds vert est constitué avec la taxe sur l’essence et aussi avec des redevances d’Hydro-Québec. Il y a de l’argent qui n’est pas utilisé pour les fins pour lesquelles ça devrait l’être», a précisé Jean Martel en soulignant qu’il a déjà eu des points de vue divergents à ce sujet avec le ministre des Finances du Québec, Éric Girard.

«Pourtant, la Vérificatrice générale du Québec lui a rappelé que ces sommes-là devaient aller pour des projets verts, pour du transport en commun entre autres, et non pour toutes sortes de fins. Alors moi, et je dirais plusieurs autres, on prône que l’argent du Fonds vert puisse servir à maintenir l’offre de services dans le transport en commun, voire même qu’on laisse faire de la bonifier, mais sûrement pas faire des coupures pendant que l’argent est là. Donc vous allez nous entendre là-dessus durant la campagne électorale», a-t-il martelé.