L’annonce de 87 nouvelles coupes de postes au réseau TVA a fait réagir le député du Bloc québécois, Xavier Barsalou-Duval, ainsi que la députée du Parti québécois, Catherine Gentilcore, qui ont réitéré l’urgence d’agir pour aider les médias face à la crise qu’ils traversent.

Le député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères déplorait qu’Ottawa «préfère l’inaction et ne consacre même pas une cenne de son budget à l’aide aux médias privés».

«Pourtant, la solution est à portée de main : restaurer la taxe sur les services numériques, abolie plus tôt cette année, serait une première étape qui pourrait amener de nouveaux revenus de 7,2 milliards $ sur cinq ans. Les sommes perçues pourraient ainsi être placées dans un fonds dédié au milieu culturel et aux secteurs de l’information, ce qui aiderait au maintien d’une couverture journalistique de qualité dans toutes les régions du Québec et du Canada. Les coupes annoncées aujourd’hui le prouvent : ce n’est plus le temps d’hésiter, il faut agir», a martelé M. Barsalou-Duval.

«On fait face aujourd’hui à une réelle crise médiatique. L’accessibilité de l’information dépend de la bonne santé de nos médias, mais aussi la garantie d’une information collée aux réalités des Québécois des régions, dont la voix doit continuer à porter», a-t-il plaidé.

Un plan de sauvetage invisible

Pour sa part, la porte-parole du Parti québécois en Culture et Communications a présenté une motion demandant au gouvernement Legault d’élargir le crédit d’impôt pour soutenir la presse d’information écrite à l’audio, la vidéo et le multiplateforme, mais le gouvernement caquiste n’a pas voulu débattre de la motion.

Catherine Gentilcore a rappelé que la CAQ promettait de présenter un plan de sauvetage des médias dès décembre 2023 et, près de deux ans plus tard, ce plan «n’a toujours pas été présenté».