La Ville de Boucherville s’apprête à adopter une nouvelle approche pour s’attaquer aux graffitis qui apparaissent sporadiquement sur ses installations. Plutôt que de multiplier les nettoyages, elle souhaite transformer certaines surfaces en toiles artistiques. La première murale pourrait voir le jour dès 2026 sur les parois de béton des enclos à vrac des ateliers municipaux.
Or, le règlement municipal sur l’art mural en vigueur depuis 2017 ne permet pas d’installer de telles œuvres sur tous les bâtiments municipaux.
Les élus municipaux ont donc donné le feu vert pour élargir le territoire d’application du règlement à l’ensemble des immeubles appartenant à la Ville.
Problème en diminution
Si la Ville explore cette solution artistique, ce n’est pas parce que les graffitis sont en hausse.
Selon ses données, 2025 affiche une nette accalmie. Le budget annuel de 9 000$ consacré au nettoyage n’a été utilisé qu’à hauteur de 2 550$, un montant bien inférieur aux 7 600$ dépensés en 2024 et aux 11 175$ en 2023.
Les secteurs les plus touchés ces dernières années demeurent les murs antibruit, certains viaducs du ministère des Transports et du mobilier urbain. Les casiers à vrac des ateliers municipaux, eux, ont cependant été marqués à plusieurs reprises, d’où l’idée d’y installer une œuvre permanente.
Pourquoi une murale ?
La Ville explique avoir opté pour cette solution afin d’embellir l’espace, tout en misant sur un principe souvent observé dans le milieu, soit que les graffiteurs évitent généralement de vandaliser des œuvres d’art.
Sans avoir mené d’étude comparative formelle, Boucherville s’appuie sur les constats d’autres municipalités, comme Québec et Montréal, où les programmes de murales s’intègrent aux stratégies de gestion des graffitis. Le Plan de gestion des graffitis de Québec souligne d’ailleurs que les œuvres réalisées par des artistes reconnus deviennent rarement des cibles de vandalisme.
Coût de 4 000$
Pour la murale envisagée aux ateliers municipaux, la Ville évalue la facture à environ 4 000$, ce qui inclurait la médiation, le cachet de l’artiste et les matériaux.
Une comparaison précise entre ce coût ponctuel et les dépenses récurrentes liées au nettoyage n’a toutefois pas été réalisée. La Ville souligne que la murale représente un investissement unique pouvant réduire les interventions futures.
Si d’autres bâtiments municipaux étaient éventuellement ajoutés au programme, le budget total serait évalué au fur et à mesure.
Collaboration artistique
@R:Le projet demeure à un stade préliminaire, mais Boucherville souhaite idéalement travailler avec un artiste professionnel et intégrer une démarche de médiation culturelle impliquant des jeunes.


Par expérience dans mon travail lorsqu’on implique des jeunes dans une démarche de murale, habituellement il n’y a pas de vandalisme ou de tags qui apparaissent sur l’œuvre. Nous avons élaboré un projet avec des jeunes d’une école secondaire ainsi qu’avec la maison des jeunes et un artiste bien connu dans un quartier de Longueuil en 2016 et à ce jour aucun tags n’est apparu
Il y a eu un projet aussi à Montréal Nord il y a plusieurs années et la murale est toujours là sans tags
4K pour une murale? Cela couvre à peine les matériaux. Encore des économies sur le dos des artistes.