Près de deux ans après les pluies diluviennes d’août 2024 qui avaient causé des inondations dans plusieurs sous-sols de l’est de Boucherville, la Ville de Boucherville passe à l’action. Un projet de règlement autorisant des travaux majeurs de réfection sur les rues De Noyon, du Père-Le Jeune et Jean-Plouf a été déposé par le conseil municipal lors de la séance du 26 janvier, pour un investissement pouvant atteindre 6 M$.
Ces travaux font directement suite aux événements météorologiques extrêmes de l’été 2024, alors que des résidents de ces rues avaient vu leurs sous-sols envahis par l’eau. À la suite de ces inondations, une trentaine de citoyens du quartier s’étaient mobilisés afin de réclamer de la Ville un plan d’action plus efficace en situation d’urgence, ainsi que des interventions concrètes sur des infrastructures jugées vulnérables.
Le directeur général de la Ville de Boucherville, Roger Maisonneuve, mentionne que le projet vise une réfection complète des infrastructures municipales du secteur, et non de simples travaux correctifs.
«On change l’ensemble des conduites d’égout et d’aqueduc, on refait complètement les infrastructures et on met en place des mesures structurantes pour pallier les problèmes d’inondation dans le secteur. Ce sont des enjeux majeurs qui nécessitent des interventions en profondeur», explique M. Maisonneuve.
Le projet de règlement prévoit notamment la réfection complète des services municipaux sur la rue De Noyon, ainsi que sur des tronçons des rues du Père-Le Jeune (entre les rues De Noyon et Jean-Maneau) et Jean-Plouf (entre les rues Pierre-Piché et Joseph-Bouchette). Il comprend également la mise en place de mesures de mitigation des inondations, dont l’aménagement d’un bassin de rétention dans le parc de Noyon, afin de mieux gérer les volumes d’eau lors de fortes précipitations.
Le règlement prévoit un emprunt maximal de 6 M$ afin de financer l’ensemble du projet.
Selon l’estimation préliminaire des coûts, la part la plus importante des travaux concerne la voirie et les travaux divers, pour un montant de plus de 2,1 M$. La réfection des conduites d’égout pluvial représente également un poste majeur, avec des coûts évalués à près de 856 000 $, suivie des conduites d’égout sanitaire (641 930 $) et d’eau potable (517 800 $). Des travaux liés à l’éclairage public sont aussi prévus, pour un montant de 367 150 $.
Le coût total des travaux est estimé à 5,73 M$, incluant les taxes, auquel s’ajoutent des frais administratifs de près de 271 000 $, notamment pour l’ingénierie, les analyses de laboratoire et l’arpentage. Le projet atteindra ainsi le plafond autorisé de 6 M$, entièrement payable à même le fonds général de la Ville.
Les travaux projetés s’inscrivent dans un contexte où les événements météorologiques extrêmes se multiplient, nécessitant des investissements majeurs afin d’adapter et de renforcer les réseaux municipaux.
La Ville n’a pas encore précisé l’échéancier exact des travaux, mais l’adoption du règlement constitue une étape clé avant le lancement du chantier.

