Avec Le Baiser toxique des monstres, Flore Boucher fait de la peur un thème à explorer, mais aussi une histoire à raconter sortie tout droit de son imaginaire.
Native de Boucherville et installée à Varennes depuis deux ans, Flore Boucher lancera en avril son tout premier roman, Le Baiser toxique des monstres. «C’est le rêve d’une vie qui se réalise, rien de moins», lance l’autrice en entrevue téléphonique avec La Relève.Si le livre arrive bientôt en librairie, son histoire, elle, remonte à loin. «J’ai commencé à l’écrire en 2018», explique-t-elle à l’autre bout du fil. Le manuscrit a ensuite suivi un long parcours avant d’être accepté en 2022 par la maison d’édition Kata.
L’idée d’écrire un livre ne s’est jamais imposée soudainement. «Depuis que je suis petite, je lis énormément. J’écrivais déjà des histoires d’horreur à l’âge de 12 ans, raconte-t-elle. Ça toujours été mon rêve d’être publiée, de tenir mon roman dans mes mains.»
Elle fait des études en lettres et obtient en 2018 un baccalauréat ès arts par cumul à l’Université du Québec à Montréal, combinant des certificats en linguistique, en composition et rédaction françaises ainsi qu’en création littéraire.
Une fascination pour la peur
Si Le Baiser toxique des monstres s’inscrit clairement dans l’horreur, Flore Boucher précise que la science-fiction est aussi au cœur de sa démarche. Ce qui la fascine avant tout, c’est la possibilité de pousser une idée jusqu’à ses limites. «Se demander ce qui arriverait si un événement extrême survenait, et surtout comment les êtres humains, y compris moi, réagiraient face à la peur. C’est vraiment quelque chose qui me hante. Je parle beaucoup de la peur dans mon roman et comment le personnage «deale» avec.»
Enfant, elle évitait les films d’horreur, étant naturellement peureuse. C’est plus tard, à la fin de l’adolescence, qu’un film de zombies lui sert de déclencheur. «Ça a été le coup de foudre. Et c’est maintenant une fascination», dit-elle en riant, et c’est aussi ce qui l’a amenée progressivement à explorer d’autres genres en y ajoutant la science fiction et l’environnement.
Le récit s’inscrit aussi dans un contexte post-apocalyptique et aborde de front l’urgence écologique, un sujet qui, pour l’autrice, fait écho à l’époque actuelle.
De l’édition à l’écriture
Parallèlement à son travail d’autrice, Flore Boucher œuvre depuis plusieurs années dans le milieu de l’édition. Elle a notamment travaillé chez Québec Amérique. «On publiait beaucoup de fiction. Ça me nourrissait. Je voyais les livres se faire et je me disais : moi aussi, je veux être une autrice. Écrire, ça toujours été ma tasse de thé», résume-t-elle.
Publié aux Éditions Kata, Le Baiser toxique des monstres compte 333 pages. Bien que présenté comme un roman d’horreur destiné à un public adulte, il demeure accessible aux adolescents grands lecteurs.

