Plusieurs sauveteurs du Complexe aquatique de Varennes ont pris part à la séance du conseil du 24 novembre afin de déplorer le fait que leurs salaires sont «largement inférieurs à ceux des villes avoisinantes».

La jeune représentant syndicale, Justine Legault Vachon, a fait valoir que «les salaires offerts aux sauveteurs sont largement inférieurs à ceux des villes avoisinantes, telles que Sainte-Julie et Beloeil avec 19,88$ de l’heure et Boucherville à 23,39$. On rappelle que les sauveteurs varennois sont payés 16,75$ de l’heure, soit 65 cents au-dessus du salaire minimum».

«Nous comprenons que la Ville fait affaire avec un sous-traitant, mais il reste que cette différence salariale importante a un effet réel sur la qualité du service offert aux citoyens. En effet, le roulement d’employés est beaucoup plus élevé, ce qui réduit la présence des sauveteurs d’expérience, pourtant essentiels à la sécurité et à la stabilité des opérations», a-t-elle fait valoir.

Elle a ajouté que cette situation fait en sorte que les plages horaires sont difficiles à combler, forçant parfois le «sur-remplissage des cours», ce qui met une pression accrue sur les employés en poste.

«Dans le contexte de la renégociation du contrat qui lie Varennes à son sous-traitant en décembre, nous sommes donc ici présents pour poser la question suivante : est-ce que la Ville de Varennes peut s’assurer que le futur contrat de sous-traitance permettra d’offrir à ses employés des salaires concurrentiels avec les municipalités avoisinantes afin de garantir la qualité et la stabilité du service offert aux citoyens?»

En l’absence du maire, c’est la conseillère Brigitte Collin qui présidait l’assemblée. «Vos revendications sont légitimes, je vous le concède. On pourra regarder au niveau du conseil, mais vous avez bien compris que, là présentement, le salaire est relié avec votre contrat, et ce que vous demandez, c’est qu’il y ait une clause suggérant que votre salaire soit considéré dans un prochain contrat, s’il y a un prochain contrat aussi avec cette compagnie, il y a tout ça en jeu présentement.»