Les œuvres de Myrtha Pelletier font partie du paysage bouchervillois. Certaines ont été intégrées à des lieux publics, dont une œuvre qui illustre la famille d’hier et d’aujourd’hui à l’entrée du Centre multifonctionnel Francine-Gadbois.
L’artiste a également réalisé une œuvre dans le cadre des célébrations du 350<@V>e<@$p> anniversaire de Boucherville, installée en grand format dans l’espace public. Son travail a aussi voyagé à l’extérieur du Québec, aux Etats-Unis, en France, au Liban et au Japon.
Peintre autodidacte, Myrtha Pelletier peint depuis près de 40 ans. Pourtant, elle n’avait pas prévu faire de la peinture son métier. Dans la trentaine, alors qu’elle travaillait dans le domaine bancaire, sa vie a basculé lorsqu’elle a subi une rupture d’anévrisme cérébral. Après une première opération réussie, deux autres anévrismes ont été découverts.
Pendant sept ans, elle a dû éviter de se pencher, de forcer et de vivre trop de stress. Elle a quitté son emploi et s’est mise à peindre, «comme si ma vie allait s’arrêter à tout moment», raconte-t-elle.
Lorsque les deux autres anévrismes ont finalement pu être traités, elle a eu le sentiment de commencer une deuxième vie. Depuis, elle explique qu’elle peint pour célébrer la vie et faire ressortir la lumière à travers les contrastes.
Sa peinture se situe entre la figuration et l’abstraction. Myrtha utilise l’huile, l’acrylique, le musou, les encres, et l’aquarelle. Pour souligner son parcours et le rayonnement de son travail, la Ville de Boucherville lui a remis une bourse de reconnaissance de 2 500 $ lors des Journées de la culture.

