Seulement 24 minutes après la fermeture des bureaux de votes, la victoire du candidat du Parti Québécois, Guy Lapointe jr, a été proclamée sur les ondes du réseau TVA, semant la joie chez ses partisans rassemblés au Resto-sportif L’étoile du match à Varennes. Le Parti Québécois a flirté avec un gouvernement majoritaire, mais plus la soirée avançait et plus son nombre de députés indiquait qu’il composera un gouvernement minoritaire.
Le nouveau député de la circonscription de Verchères l’a emporté de façon convaincante sur sa plus proche rivale, Marie-Hélène Leboeuf, de l’Équipe Christine Fréchette – Coalition Avenir Québec, qui s’était portée candidate afin de remplacer la députée de Verchères, Suzanne Roy, puisqu’elle avait décidé de prendre sa retraite de la politique active, après plus de 30 ans au service des citoyens.
L’ancien directeur des communications de la Sûreté du Québec a récolté 39,84% des voix contre 17,79% pour Mme Leboeuf. C’est Yacine Masrouki, du Parti libéral, qui a pris la troisième position avec 15,19% des suffrages, chauffé de près par Julien Malo du Parti conservateur qui a récolté 14,81% des voix, alors que Léonie Thibault Rousseau, de Québec solidaire, suivait avec 11,58% des votes.
Avant de partir pour le rassemblement à Montréal, le nouveau député a pu faire un premier discours chaudement applaudi par ses partisans. «C’est fou! Il me semble que c’était hier que, quand on a annoncé mon investiture à Sainte-Julie, une des premières choses que j’ai dites, c’est que l’objectif, c’est de ramener Verchères à la maison : c’est mission accomplie!»
«On va se le dire : on revient loin! Il y a quatre ans, aux dernières élections, le Parti Québécois avait trois députés! Notre chef a fait un travail extraordinaire! Comme le phénix, le PQ renaît de ses cendres!»
Ministre de la Sécurité publique?
Lors de la campagne, Guy Lapointe jr a présenté quatre priorités pour la circonscription, soit améliorer la mobilité, renforcer les services destinés aux aînés, accroître l’offre de logements abordables et adaptés aux familles et mieux soutenir les municipalités dans le développement et l’entretien de leurs infrastructures.
Bien que le nouveau député n’ait pas voulu s’avancer sur le sujet, il n’en reste pas moins qu’il y a de fortes possibilités que Guy Lapointe soit nommé ministre de la Sécurité publique, si l’on se fie aux propos tenus en juin par le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, à son endroit alors qu’il était candidat à l’investiture du parti dans Verchères.
Paul St-Pierre Plamondon avait alors souligné l’expérience précieuse du candidat en matière de sécurité publique, la considérant comme un atout important pour appuyer un prochain gouvernement du PQ en vue de restaurer le sentiment de sécurité des citoyens.
«La candidature de Guy Lapointe amène au Parti Québécois une expertise inestimable en matière de sécurité publique. Vous avez entendu le Parti Québécois à plusieurs reprises sur les enjeux de sécurité publique que vit la population; dans ses grands centres comme dans toutes les régions du Québec», avait-il alors lancé à propos du père de quatre enfants qui habite dans la circonscription de Verchères depuis plus de vingt ans.
«Il est temps qu’un gouvernement en fasse une de ses priorités, car le climat social québécois est ce qui fait du Québec l’État le moins criminalisé en Amérique du Nord. Il faut que cela demeure et s’améliore : les citoyens doivent pouvoir se sentir en sécurité partout au Québec. Guy Lapointe pourra contribuer à mener à terme cet objectif essentiel», a souligné le chef du Parti Québécois.

