L’annonce de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) plonge dans l’incertitude les personnes immigrantes et c’est pourquoi la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a demandé à Québec d’offrir une clause de droits acquis aux personnes déjà établies dans le Grand Montréal et ailleurs dans la province.

Une déclaration a été présentée en ce sens le 26 janvier par la mairesse de Montréal et présidente de la CMM, Soraya Martinez Ferrada, et par la cheffe de l’Opposition officielle, Ericka Alneus.

Cette déclaration fait valoir que les personnes qui se sont établies au Québec grâce au PEQ «sont particulièrement scolarisées, formées localement, déjà logées et contribuent activement à la vie sociale et économique du Grand Montréal».

Elles rappellent également que le vieillissement de la population entraîne une baisse de la population active sur le marché du travail et d’importants besoins en main-d’œuvre dans le Grand Montréal.

Un mémoire produit par la CMM sur la planification québécoise de l’immigration soulignait d’ailleurs l’importance de ce «bassin de talents hautement qualifiés, qui contribuent directement à la croissance de la productivité et de l’innovation».

«L’abolition de ce programme fondamental, sans mesure transitoire, a des répercussions importantes pour les entreprises, mais surtout pour les personnes et les familles touchées, qui sont confrontées à de l’instabilité financière et résidentielle, à des séparations familiales ou à des exodes vers d’autres villes ou régions», a conclu Soraya Martinez Ferrada.