Le maire de Boucherville, Jean Martel, a voulu rassurer les parents et les représentants des organismes de Sport-études qui ont envahi l’hôtel de ville le 21 septembre, lors de la réunion du conseil municipal. En réponse à leurs inquiétudes, il a affirmé ne pas vouloir que ces programmes disparaissent et a mentionné qu’ils étaient une source de fierté pour la Ville

Le maire a ensuite rappelé les investissements réalisés par Boucherville dans ses infrastructures sportives, notamment le complexe aquatique, les terrains sportifs et le futur complexe multisports. Il a aussi expliqué que la situation actuelle ne découle pas d’une décision de la Ville de revoir soudainement son soutien au Sport-études, mais plutôt du retrait d’une mesure gouvernementale qui permettait au Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) d’offrir gratuitement certaines installations aux municipalités.

Selon Jean Martel, Boucherville payait environ 180 000$ par année au CSSP pour l’utilisation des écoles. Le retrait de cette mesure a fait grimper considérablement la facture. Une première proposition aurait porté celle-ci à environ 717 000$, avant d’être ramenée à 594 000$, puis à 440 000$ au fil des négociations.

«Nous, on ne voulait pas revoir cette tarification-là», a soutenu le maire.

Le directeur général de la Ville, Roger Maisonneuve, a expliqué aux parents que les discussions avec le CSSP ont commencé au début de 2026 afin de revoir les ententes concernant l’utilisation des installations des deux côtés. Il affirme avoir proposé dès le départ un principe de réciprocité : si les tarifs augmentaient pour la Ville, ceux appliqués aux organismes utilisant les installations municipales devraient être ajustés en conséquence.

Selon M. Maisonneuve, la première proposition du CSSP aurait représenté une hausse d’environ 400%. Une deuxième proposition ramenait l’augmentation à environ 330%, puis une autre à environ 245%, avec une facture finale de quelque 440 000$ pour la Ville.

«Nous, à ce moment-là, comme on ne voulait pas refiler une facture de 245% aux Sport-études, on a accepté de facturer 40% de leur tarif aux Sport-études», a expliqué M. Maisonneuve. Les montants proposés aux Sport-études correspondent à 40% de ce que la Ville doit payer lorsqu’elle utilise les installations du CSSP. Selon le directeur général, la Ville assume donc elle-même une réduction de 60% de ce tarif afin de maintenir les programmes Sport-études à Boucherville.

Il précise toutefois que cette tarification concerne uniquement les activités considérées comme faisant partie du Sport-études. Les autres réservations, notamment certaines activités ou journées qui ne sont pas reconnues dans le Sport-études, sont traitées séparément.

La Ville a rappelé par ailleurs que les tarifs avaient été gelés pour l’année scolaire 2026-2027 et que les discussions allaient reprendre au début d’octobre. Roger Maisonneuve a répété que l’objectif est d’en arriver à une entente d’ici le 31 décembre, qui pourrait s’appliquer à compter de septembre 2027.

À la demande de Martin Carle, représentant du volleyball et parent d’un élève-athlète intervenu à la séance du conseil, le maire s’est également dit ouvert à ce que des représentants de la coalition soient associés aux discussions. M. Maisonneuve a précisé que le Centre de services scolaire devra toutefois déterminer la façon dont ces représentants pourront participer aux rencontres.

Pour la Ville, l’enjeu demeure donc de trouver un équilibre entre le soutien aux programmes Sport-études et les coûts assumés par l’ensemble des contribuables. Jean Martel rappelle que seulement 23% des élèves concernés par les onze programmes utilisant les installations municipales sont des résidents de Boucherville, selon les données présentées par la direction générale du CSSP.