L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a dévoilé ses données pour le mois d’avril. « Les ventes continuent de baisser sensiblement dans le Grand Montréal, ce qui en fait le mois d’avril le moins actif depuis 2017. Considérant que 2017 fait éférence à l’année où l’activité a été la plus modéée depuis cinq ans, ce retour en arrière est évocateur d’un ralentissement significatif. C’est particulièrement le cas pour la catégorie unifamiliale où, pour trouver un mois d’avril comparable, il faut remonter à 2014, qui fut une des années parmi les moins actives des vingt dernières années. Cette catégorie pèse fortement dans la balance, car les ventes demeurent d’un niveau relativement soutenu pour la copropriété et les plex », remarque Charles Brant, directeur du service de l’Analyse du marché de l’APCIQ. « Si cette situation s’explique essentiellement par un manque d’unifamiliales disponibles sur le marché, il faut se rendre à l’évidence, le niveau des prix évince une bonne partie des acheteurs potentiels pour cette catégorie de propriétés. Les acheteurs les plus décidés qui ne se laissent pas impressionner par les conditions de marché se rabattent massivement et plus rapidement que jamais sur la copropriété, plus abordable. Ceux-ci sont sans doute pressés par la perspective d’une escalade des taux d’intéêt qui s’annonce plus ample et rapide que prévu dans le contexte inflationniste actuel ou encore par la nécessité de trouver une propriété épondant à des besoins prioritaires. »