La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a retiré, mardi, les sapins plantés sur la glace du fleuve Saint-Laurent à la hauteur du quai Yvon-Julien, à Boucherville, afin d’empêcher l’accès gratuit au parc national des Îles-de-Boucherville. Ces arbres sont installés chaque hiver par des citoyens lorsque la glace est suffisamment épaisse.
La fin de semaine dernière (31 janvier et 1er février), de nombreux marcheurs ont profité de ce pont de glace improvisé pour rejoindre l’autre rive. Certains ont accédé directement au parc, sans passer par l’entrée officielle, et donc gratuitement, ce qui n’a pas plu à la Sépaq.
L’organisme a souligné que l’achalandage avait fortement augmenté en fin de semaine dernière avec parfois des dizaines de personnes par jour traversant le fleuve.
«L’accès au parc national est régi par une réglementation stricte, et l’entrée ne peut se faire que par le point d’accès officiel. Certains visiteurs se sont plaints que des personnes entraient dans le parc national sans payer, et ont dénoncé le caractère inéquitable et injuste de cette situation», a déclaré le directeur du parc, Cédric Landuydt, joint par La Relève.
Il explique aussi que cette intervention repose sur des enjeux de sécurité, de responsabilité et d’équité. «Ce n’est pas un accès autorisé. Il n’existe qu’une seule entrée officielle au parc, où la réglementation est appliquée de façon équitable pour tous les visiteurs», précise-t-il.
Il mentionne également «qu’un tel pont de glace peut être dangereux pour plusieurs raisons. La solidité de la glace varie et est imprévisible en fonction des températures et des courants, ce qui rend la traversée potentiellement risquée. De plus, aucune surveillance, aucun entretien ou service d’urgence n’est assumé de notre part sur le pont de glace.»
La Ville de Boucherville, pour sa part, rappelle chaque année qu’elle déconseille la circulation sur le fleuve et qu’elle n’est pas à l’origine de cette initiative citoyenne.

